Télétravail : on ne demandait pourtant pas la lune

La  direction nous a soumis un projet d’accord qui n’intègre aucune de nos revendications. À la CGT et au Specis-UNSA, nous sommes très déçus de cette non-négociation et ne signerons pas.

Que s’est-il passé ?

Le projet comptait certes des avancées, mais qui n’étaient pas le cœur de la négociation :

  • Augmenter le nombre de jours télétravaillables : nous étions déjà tous d’accord sur le sujet. 
  • Permettre le télétravail les lundi et vendredi : Cela ne faisait pas grand débat, un an et demi de télétravail massif ayant montré que c’était une pratique qui ne posant pas de problèmes. 

Le vrai sujet de la négociation, c’est l’argent : la CGT et l’UNSA demandaient la prise en compte du barème URSSAF, ou au moins de pouvoir discuter du montant des frais d’installation et d’occupation régulière. Mais dès qu’on abordait le sujet, la réponse était décidée d’avance : niet. On touche pas au magot !

Arguant du Covid (il y a toujours une crise à invoquer), la direction offre uniquement 10€ forfaitaires de compensation.

Soldat gardant farouchement un petit coffret, en montrant les dents

Dans la même veine, et c’était une ligne rouge pour nous, la question du matériel d’installation n’a même pas été discutée. On a l’impression que l’idée de la moindre dépense de matériel est vue comme une perte sèche, donc inenvisageable. Au contraire, le confort du salarié doit être vu comme un investissement. 

Les économies réalisées par le télétravail (immobilier, électricité…) doivent être réinvesties dans les conditions de travail !

Dans un marché du travail très concurrentiel, Smile ne se donne toujours pas les moyens d’être attractif. Selon nous c’est un sujet important d’avoir un joli accord si on veut pouvoir continuer à embaucher, grandir et garder les salarié·es.

Concrètement, les négociations ont débuté en mai et ont comporté très peu d’échanges. Nous avons passé beaucoup de temps dans l’attente de retours de la Direction.

Cette négociation était largement symbolique. La direction, retranchée dans des positions de principe purement comptables, n’a jamais laissé la porte ouverte à une vraie discussion.

La CGT a même revu sa copie à la baisse, pour faire une proposition commune avec l’UNSA et construite sur les retours des salariés, mais ça ne touche pas la Direction.

Les syndicats ‎− indispensables pour un vrai dialogue social − sont relégués au rang de spectateur, puisque la Direction a l’intention d’appliquer tel quel ces mesures que l’on signe ou pas, et ce sous forme de charte et pas d’accord (sur la différence entre les deux, lire ceci).

Il faut prendre les négociations au sérieux.Comme on dit en politique : il est temps que la direction change de logiciel [open source ].

Le projet d’accord peut être consulté ici.

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