Soutien à l’UNEF et solidarité avec les pratiques syndicales et militantes

Il y a quelques jours, des parlementaires de droite demandaient la dissolution de l’UNEF. Désormais c’est le ministre de l’Éducation Nationale qui parle de « pente fasciste » pour qualifier son activité. Un amendement adopté au sénat permettrait même de dissoudre toute organisation coupable des mêmes actions.

Quelles actions, quel crime abominable l’UNEF a-t-il commis ? Avoir organisé des groupes de parole permettant à des étudiant.e.s victimes de discriminations de partager entre eux leurs expériences. 

Ce n’est pas la première fois qu’un syndicat est visé. En 2019, Sud Éducation 93 était attaqué par le gouvernement pour les même pratiques. Notons aussi que dans le cadre de cette même loi sur le séparatisme, beaucoup d’associations se retrouvent épinglées et freinées.

Les parlementaires ne cachent pas le fait que cet amendement sera probablement retoqué par le conseil constitutionnel. Qu’importe puisque c’est surtout une manœuvre électoraliste amenant à normaliser toujours plus une rhétorique d’extrême-droite autour d’une “question identitaire”. Nous ne rentrerons pas dans ce jeu dangereux !

A l’heure où les étudiant.e.s et la jeunesse sont particulièrement touchés par la pauvreté et la précarité, le gouvernement se doit d’être à l’écoute des organisations représentatives des étudiant.e.s. Cette exigence nous paraît d’autant plus incontournable que nous avons sous nos yeux, ces dizaines de milliers de jeunes qui basculent dans une précarité insupportable, renoncent à poursuivre leurs études abandonnant ainsi leurs projets d’avenir.

En tant que syndicat, nous sommes solidaires des luttes anti-racistes et féministes, et nous rejoignons les nombreux appels1 à soutenir à l’UNEF.

Si vous êtes ancien ou ancienne de l’UNEF, il est possible de signer cette tribune

  1. Communiqué national de la CGT.

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