Retour dernières réunions de négociation
La dernière réunion a eu lieu en mars, cela fait un moment, mais nous vous faisons un rapide retour.
L’appât de la prime d’intéressement
La DG nous avait demandé de préparer une proposition précise sur la prime d’intéressement, nous avions dit que nous n’y travaillerions pas sans un engagement de leur part de le négocier et ne pas gaspiller notre temps. Nous avions eu raison de ne pas y engager du temps, ce point a été finalement balayé par la DG. C’était sûrement pour nous occuper…
Budget total pour négocier
Les syndicats avaient préparé leur budgétisation ainsi que la Direction. En résumé, peu importe ce qu’on présentait, le budget global des NAO est de 0€… Du coup rien n’était négociable.
Mais quand même faire des économies
Il faut tout de même se dire que Smile a fait pas mal d’économie dans l’affaire. Car en réduisant la masse salariale l’année dernière, ils ont fait des économies dans le budget CSE. -1,7k€ sur le budget Activité Social et Culturel et -2,1k€ sur le budget de fonctionnement. On aurait donc tout à fait pu augmenter le pourcentage du budget CSE sans que Smile n’ai eu un seul euro à débourser !
Autre thème où Smile fait des économies, c’est le forfait mobilité durable. Les personnes qui ont acheté un moyen de transport l’année précédente, n’ont plus besoin de racheter un véhicule chaque année. Ils utilisent seulement l’indemnité kilométrique. C’est plus de 3k€ d’économisé entre l’année précédente et cette année. Ça aurait été l’occasion d’augmenter le forfait à 150€ pour intégrer les économies. Sachant que les dépense du forfait mobilité durable en 2025 sont de 4k€. Donc pas énorme pour Smile.
Smile fait aussi des économies sur la baisse des rachats de RTT, et la disparition de congé enfant malade en 2025. Donc encore des économies.
Propositions réalistes
Globalement nos propositions ne coûtent pas très cher, si on prend par exemple la création d’un congé enfant malade pour les enfants de -3 ans, on se retrouverait avec un budget annuel estimé à 7k€. Nous pensons que Smile peut largement assumer cette dépense pour permettre le bienêtre des salarié·e·s sur la crainte d’un enfant malade.
Même sans budget, c’est refusé
Nous avions demandé à supprimer la règle forçant les salarié·e·s à revenir en présentiel lorsqu’ils sont en intermission. Un moyen même pour Smile de faire quelques économies, mais ils ont refusé.
Ici le problème est politique.
C’est un problème de pouvoir
En résumé, Smile a deux blocages, le premier est économique et le second politique. Car ils ne veulent pas que les syndicats obtiennent quoi que ce soit, ce qui nous légitimerait. Sauf que nous sommes déjà légitimes, car nous représentant les salarié·e·s, nous avons été élu·e·s lors des élections professionnelles. Smile semble avoir oublié cela…
L’intersyndical renforcé
Nous avions des doutes sur la CFDT liée au contexte des élections. Nous avons pu faire notre première négociation en intersyndicale, et nous étions très alignés.
Malgré la bonne volonté de la CFDT, la Direction s’est montrée très dure et inflexible.
Cette séquence a probablement pu être révélatrice sur ce qu’est le “dialogue social” à Smile. C’est plutôt un rapport de force, puisque le dialogue n’existe pas vraiment. Nous avons de la compassion pour la CFDT qui a dû se retrouver face à un mur, malgré leur travail sincère dans la démonstration des évaluations des dépenses.
Cela a renforcé notre intersyndicale.
Nous souhaitons dorénavant travailler plus ensemble, car l’intérêt ce sont les personnes qui produisent la valeur par leur travail et non pas les actionnaires qui nous ont mis sous pressions juste pour faire encore plus de pognon.
Décision Unilatéral de Smile
À l’issue de cette négociation, Smile a tout de même pris deux décisions.
La première, c’est mettre en place du management fees entre Smile France et Smile R&D. Ce n’est pas tout à fait ce qu’on demandait, car nous souhaitions que l’entité Smile R&D soit sous Smile France afin de récupérer l’ensemble de la plus-value, et qu’elle ne parte pas directement dans le groupe pour rembourser les obligations. Là ce que fait Smile, c’est juste le cadre normal pour éviter d’être inquiété par le fisc.
La seconde, c’est l’engagement suivant de Smile : « si le chiffre d’affaires interne de Smile
France est en croissance, selon la modalité suivante : Comparaison du CA interne du S1 2025 avec celui du S1 2026. Si la croissance est supérieure à 0,1 %, nous vous proposerons d’engager de nouvelles discussions. »
Rendez-vous en septembre pour se mobiliser
Le constat fait précédemment que le dialogue n’est pas quelque chose de considérer par la Direction de Smile, cette année plus que les autres les augmentations individuelles ont disparu. Smile continue à faire des économies sur divers angles qui bénéficiaient auparavant à nous les travailleurs et travailleuses.
Il ne reste donc que le rapport de force pour les faire passer à l’acte et nous augmenter !
Nous vous donnons donc rendez-vous en septembre, prêt·e·s à vous mobiliser collectivement pour vous faire entendre !
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