Mise en place du CSE, bilan première réunion de négo

Le 27 juin s’est tenue la première réunion de cadrage permettant d’ouvrir les négociations sur la mise en place du Comité social et économique (CSE), la nouvelle instance dans laquelle doivent être fusionnés le CE, les DP et le CHSCT. La prochaine date de réunion de négociation sera le 11 juillet.

Nous avons pu commencer à discuter des demandes (voir les demandes intersyndicales).

Malheureusement, cette négociation semble difficile. La DG émet un avis défavorable sur de nombreux points :

  • La mise en place de représentant⋅es de proximité. Smile ne souhaite pas ajouter ces élu⋅es. Ils ne sont pas obligatoires, le Code du travail permet d’ajouter cette instance de proximité par accord. Smile préférerait que perdure la situation de “relai CE”. Ce sont des salarié⋅es sans attribution particulière ni temps de mandat qui participent à la réalisation d’activité sociale pour le Comité d’entreprise (bientôt CSE).
  • Pas ou peu d’ouverture pour des heures de mandat supplémentaires pour les élus. Smile ne semble pas intéressé pour le moment pour aller plus loin que le Code du travail.

Les points sur lesquels la discussion semble plus ouverte :

  • L’extension du nombre d’élus présent dans la CSSCT semble plus envisageable.
  • La DG réfléchit à une augmentation du budget social du CSE (cette réponse nous a été faite à longueur de négociation par le passé, nous voulons du concret 🙁 ).

Nous n’avons pas encore abordé la question de la participation des suppléant⋅es aux réunions de CSE.

Où est la RSE ??

Nous pensons que Smile doit changer de pratiques en matière de “dialogue social”. L’entreprise n’est plus une start up: avec 1000 salarié⋅es en France, Smile est devenu une grosse entreprise.

Il faut une vraie politique sociale. Le budget social du CE (bientôt CSE) est d’environ 60€ par salarié et par an… c’est très peu. Il permet de mettre en place des apéritifs et quelques activités, mais c’est très limité, nous ne pouvons pas mettre en place de chèque vacances ou autres avantages conséquent avec ce budget. Les chèques enfants Noël sont limités à 20€ par enfant.

Nous demandons la mise en place d’une vraie politique sociale avec un doublement du budget social du CE et des moyens pour les représentants du personnel en termes de nombre d’heures de mandat et d’aménagement des instances (élus de proximité, facilitation du travail des suppléants…).

Sans cela, nous ne comprenons pas bien ce que recouvre la politique de Responsabilité sociale des entreprises (RSE) promue par notre actionnaire majoritaire Eurazeo. Une politique RSE digne de ce nom ne peut se contenter du minimum défini par le Code du travail en termes de représentation du personnel et dialogue social. La politique RSE ne doit pas être qu’une image, elle doit être concrète!

Soyez le premier à commenter

Poster un Commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*