Bulletin d’information syndicale : octobre 2026

Pour ce bulletin d’information syndicale du mois d’octobre 2026, nous aborderons 3 thématiques.

Au programme :

  • Le racisme tue
  • Grève du 5 novembre 2026
  • Perte droit sur la Rupture Conventionnelle

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Bonjour et bienvenue sur ce treizième bulletin d’information syndicale. 

Pour ce mois d’octobre, nous allons aborder des thématiques nationales qui peuvent toucher de près ou de loin Smile.

Nous dirons un petit mot sur l’attentat terroriste de Trappes, avant d’aborder la prochaine grosse date intersyndicale et interprofessionnelle du 5 novembre. Puis on terminera en précisant quelles sont les diminutions d’indemnité en cas de Rupture Conventionnelle.

C’est parti.

[intro musical]

Le racisme tue

C’est avec émotion que la CGT Smile présente ses condoléances aux proches de Pengo Bossio Wongi et apporte tout son soutien aux victimes de l’attentat raciste de Trappes et La Verrière, ainsi qu’à leurs habitants sous le choc.

Vendredi 23 Octobre, dans les Yvelines, un homme circulant en voiture et armé d’un pistolet-mitrailleur a remonté la RN10 depuis Trappes jusqu’à La Verrière en ouvrant le feu sur les passants, faisant un mort, Pengo Bossio Wongi, et cinq blessés dont une fillette de 12 ans avant d’ être interpellé. L’auteur de la fusillade a lui-même revendiqué avoir ciblé des « Noirs » et des « Arabes » en réaction aux événements du 17 octobre.

Nous sommes passés par une marée de désinformation médiatique qui a conduit à tout cela. À telle point que même l’ARCOM s’est sentie obligée « d’appeler à la vigilance ». C’est passé de déchaînement racistes à grand renfort de vidéo tronquée ou le maire de St Denis, qui n’en est plus à une fake news près le concernant, est représenté en brûleur de poubelles en passant par les faux casseurs antisémites de CNews.
Il était évident que la validation de termes d’extrême droite dans le débat public par des membres même du gouvernement et ce jusque sur les chaînes publiques ait ouvert un peu plus la fenêtre d’overton. Le tout aidé par le défilé raciste décomplexé sur les chaînes d’informations des milliardaires d’extrême droite, où l’on peut pérorer sur la « haine de la France » sans craindre plus qu’une molle contradiction. Plus rien ne stoppe les odeurs nauséabondes de ceux qui défilent dans la rue en rang, le bras tendu.
A force de banaliser les idées et des discours d’extrême droite en désignant l’immigration comme bouc émissaire à une crise sociale que nos politiques refusent d’assumer, certains se sentent légitimés à passer à l’acte, avec des conséquences tragiques. Le racisme n’est pas une opinion: le racisme tue.

La CGT Smile dénonce les actes odieux du 23 octobre, le jeu dangereux des médias[10] et politiques qui reprennent les mots de l’extrême droite en validant leurs idées. La CGT s’inscrira toujours dans le refus de l’extrême droite et de son racisme. L’extrême droite divise, le syndicalisme rassemble !

[Pont musical]

Grève du 5 novembre

Fait plutôt rare avant une campagne présidentielle, on assiste actuellement à l’un des mouvements sociaux les plus importants de France. Celui-ci ne débarque pas de nulle part, c’est la conséquence des années de libéralisme capitaliste.

Tout a commencé avec un mouvement lycéen partie d’outre-mer qui a trouvé son écho dans l’hexagone sur le manque de moyens de l’éducation et le manque de prof. L’université n’est pas en reste puisque les étudiant·e·s se sont elles et eux mis aussi dans la mobilisation. En effet, la catastrophe de parcoursup est notamment liée au manque de place et de moyen à l’université. Les coupes budgétaires et les suppressions de postes ne pouvaient aboutir qu’à cela.

Cette mobilisation est venue à la rencontre de la journée de mobilisation contre la vie chère du 17 octobre. Les salaires n’augmentent pas, les gens sont pris à la gorge, le prix de l’alimentaire et du pétrole augmente tandis que Total fait ses plus belles marges. Comment cela ne peut pas susciter de l’injustice et de la violence de classe.

La politique libérale consistant à assécher l’état, assécher la sécurité sociale, assécher les travailleurs et travailleuses pour engraisser des riches propriétaires arrive en bout de course. Les gens ne veulent plus subir.

Alors là on a tout essayé, les pétitions, les élections dont le résultat n’ont pas été respecté, les manifestations, les consultations citoyennes, les rendez-vous à l’Élysée, etc. Tout a été fait ! Et qu’avons nous eu en retour ? Des passages en forces à coup de 49.3, ou des répressions policières pour nous faire taire. Et maintenant ce sont les interdictions de manifester. C’est pour cela que demander un retour au calme pour dialoguer n’est plus audible pour une partie de la population, car le dialogue n’est pas écouté mais méprisé.

Nous alertons, la tension et la violence augmentent à la hauteurs des non-réponses. Il est à craindre le moment où les gens n’auront plus rien à perdre. Il est nécessaire d’avoir des réponses politiques aux exigences exposées, que ce soit des lycée·ne·s, des étudiant·e·s, ou des syndicats de travailleur·euse·s, afin de faire redescendre la tension.

De plus, la fuite en avant du gouvernement orchestrant un dispositif policier sous dimensionné pour faire tenter de porter le chapeau à l’ultragauche (leur nouveau mot fétiche) ou la France Insoumise est plus que ridicule. Faire interdire les manifestations sauf celle syndicale déclarée est encore une fois une tentative de division du mouvement social. Le propre des régimes fascisants est d’empêcher toute forme d’opposition politique. Ses nouvelles pratiques laissent entrevoir le pire, il est nécessaire de rester unis.

La prochaine grosse date de mobilisation est posée par l’intersyndicale, ce jeudi 5 novembre 2026. La CGT revendique des mobilisations pacifique, afin d’éviter des explosions de colère. Pour cela il faut que le nombre surpasse les colères. Alors soyons au rendez-vous en très grand nombre pour réclamer des augmentations de salaires, des services publics de qualité et une industrie digne de ce nom.

La CGT Smile appelle l’ensemble des salarié·e·s de Smile France à se mobiliser massivement par la grève et la manifestation jeudi 5 novembre 2026 afin de démontrer un rapport de force par la masse et non pas par des actions marginales qui, nous le rappelons ne sont pas les méthodes d’action de la CGT.

[Pont musical]

Perte droit sur la Rupture Conventionnelle

Depuis le 1er septembre 2026, les droits à l’assurance chômage des salarié·e·s qui concluent une Rupture Conventionnelle sont fortement réduits en France métropolitaine, en application de la nouvelle convention signée par le Medef, la CPME et l’U2P, côté patronal, et la CFDT, la CFTC et FO, côté syndical.

Avant de préciser le contenu de cette nouvelle attaque qui nous concerne toutes et tous, revenons sur quelques chiffres de contexte.

La Rupture conventionnelle a été créée en 2008 contre l’avis de la CGT.

En trois réformes successives de l’assurance chômage, les séniors auront perdu au total 15,5 mois d’indemnisation, or au moins 15% des plus de 55 ans ne sont ni en emploi, ni à la retraite (Insee).

Il existe un pic du nombre de RC quelques mois ou années avant le départ en retraite. Le nombre n’a cessé de croître pour s’établir à 538 000 en 2024 contre 317 000 en 2013 (Dares).

Parmi ceux qui ont signé une RC en 2024 (Dares) la majorité à 48% sont des employés, suivit à 23% par les cadres. Cela représente 20% des dépenses de l’assurance chômage en 2024 (Dares), soit environ 9,4 milliard d’euros.

Qu’en est-il donc depuis ce 1er septembre 2026 : La durée maximale de l’assurance chômage suite à une Rupture Conventionnelle passe de 18 mois à 15 mois pour les moins de 55 ans. Soit la majorité d’entre nous. C’est une nouvelle attaque du patronat.

Pour la CGT, les signataires de Rupture Conventionnelle devraient toucher les mêmes droits que les salarié·e·s qui sont licenciés.

Pour les plus de 55 ans, c’est pire. Puisque entre 55 et 56 ans on avait 22,5 mois d’indemnité, et pour les plus de 57 ans, 27 mois d’indemnité. Aujourd’hui, plus de distinction, toute la tranche d’âge à plus de 55 ans passe à 20,5 mois d’indemnité. Soit une réduction de 6,5 mois pour les plus âgés.

Les recours ne sont pas nombreux, mais il y a une petite astuce pour conserver quelques droits. Les salarié·e·s qui signent une Rupture Conventionnelle et reprennent une activité, même d’une seule journée (par exemple en intérim), peuvent échapper à la pénalisation. Même en ayant perçu des allocations chômage post-RC. Une personne peut, par exemple, faire une mission d’intérim, puis demander à recharger ses droits et repasser ainsi à une durée d’indemnisation classique.

C’est pourquoi les élections professionnelles sont importantes, voter CGT c’est aussi s’assurer qu’aucune perte de droit ne soit signée avec le patronat.

[Pont musical]

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Défendez-vous, syndiquez-vous !

[Outro]

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