Négociation sur l’égalité professionnelle : un accord bien trop faible

Les négociations autour de l’égalité professionnelle sont terminées. Ni la CGT Smile, ni l’UNSA n’ont souhaité signer la proposition d’accord faite par la direction.

La CGT a fait le choix d’élaborer un ensemble de revendications en travaillant avec des collègues non syndiquées qui ont souhaité s’exprimer sur le sujet. Cette démarche aboutit à la rédaction de ce document.

Vous pouvez retrouver le document élaboré ici.

La décision de ne pas signer cet accord a été prise avec ces salarié·es impliqués.

La CGT est ouverte !

Si vous souhaitez travailler avec nous sur le sujet de la négociation du Télétravail nous sommes toujours ouverts. 🙂

La politique paradoxale de Smile : aucun écart n’a jamais existé

La direction nous a présenté des chiffres d’inégalité femmes-hommes se résorbant d’année en année. 

La différence de salaire tout catégories confondues est passé de :

  • par le passé + de 7%
  • 6,71% en 2019
  • 4,39% en 2020 

Les chiffres présentés montrent que les femmes sont plus augmentées que les hommes.

Bon bah tout va bien dans le meilleurs des mondes alors, les inégalités régressent ?

Oui, mais en même temps, Smile a toujours refusé de reconnaître le moindre « écart inexpliqué de salaire ». 

Il y a ainsi un paradoxe : 

  • une politique favorisant les augmentations des femmes et qui réduit les écarts
  • la non reconnaissance d’écart inexpliqués.

Dans l’accord, Smile ne propose rien de précis sur l’équilibre des rémunérations. L’accord propose :

  • affirme qu’aucun écart de salaire inexpliqué n’a été constaté et qu’il n’est pas nécessaire d’allouer un budget spécifique.
  • que la société mettra tout en oeuvre pour résorber des écarts s’ils existaient lors de sa revue annuelle du personnel.
  • Il est fait appel à des grilles de rémunération auxquelles nous n’avons jamais eu accès.

Notre conclusion

L’accord n’apporte rien aux salarié·es et les syndicats ne peuvent pas agir. Circulez y a rien a voir…

Nous ne sommes pas là pour signer des accords vides, ce qui peut même être dangereux.

Nous proposions simplement d’appliquer les disposition de la convention collective 1 :

  1. Les syndicats et la direction se mettent d’accord sur des catégories de salarié·es (par métier par exemple)
  2. Chaque année la médiane des augmentations des femmes et hommes doivent être similaire dans ces catégories
  3. Pour résorber les inégalités, on les mesure et on consacre un budget spécifique

Notre proposition d’enveloppe budgétaire de résorption d’inégalité a été rejetée par la Direction.

Des mesures en trompe l’œil

Nous demandions : un vrai congé enfant malade

Nous proposions la mise en place d’un congé enfant malade rémunéré.

Smile persiste et continue comme lors des négociations de 2017 à proposer un congé payé d’une journée pour les parents ayant un enfant hospitalisé plus de trois jours. Ce congé deux ans après sa mise en place n’a jamais été utilisé (tant mieux pour la santé des enfants).

En désespoir de cause, nous avions proposé de supprimer ce seuil de trois jours, afin que la mesure ait un début de consistance. 

Cette mesure − révolutionnaire − a été refusée. 

Nous avons eu : des mesurettes pour les ETAM

Smile propose de permettre au personnel non cadre (soit 17 salarié·es dans l’entreprise en 2020) d’arriver au travail une heure plus tard le jour de la rentrée des classes.

C’est intéressant mais trop mince au vu d’un accord national où 95% des salarié·es sont cadres.

Conclusion

Cet accord ne comprend que peu de chose concrète qui permettrait de vraies améliorations !

Nous considérons qu’un budget dédié à la réduction des inégalités femmes hommes devrait être mis en place indépendamment du budget de revalorisation salariale. Des mesures effectives permettant de mieux vivre la parentalité dans l’entreprise devrait être mise en place.

L’égalité professionnelle est un sujet qui nécessite d’y mettre les moyens.

Si le sujet vous intéresse envoyez nous un mail pour recevoir l’accord et des tableaux d’analyse complémentaire.

  1. cf article 5 de l’accord égalité professionnel de 2014 de la convention collective des bureau d’étude

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