On va le dire dès le début et le répéter à la fin au cas où : Les méthodes d’actions de ce weekend du 17 octobre ne sont pas les méthodes de la CGT.
Pour autant, le discours consistant à dire qu’il y aurait de bon et de mauvais manifestant·e·s est hors sujet. Bien évidemment que les casseurs ou pilleurs sont des manifestant·e·s. Le discours médiatique et gouvernemental actuel est d’une pauvreté intellectuelle volontaire pour tenter de dépolitiser le mouvement en cours.
Les mots d’ordres étaient une mobilisation « contre la vie chère », il ne faut donc pas s’étonner d’observer des prélèvements à la source quand on a plus de moyens pour vivre.
Ce qui est insupportable c’est de voir des jeunes gens mutilés par les armes d’une police en roue libre qui se distingue plus par ce qu’elle détruit que par ce qu’elle protège. Une main arrachée, des yeux perdus, une mâchoire détruite, une audition perdue, …
Plus globalement le mouvement est un mouvement de masse, dépassant de loin les prévision des renseignements, extrêmement pacifiste et d’une patience qu’il faut reconnaître devant l’absence de réponse concrète.
Tout ceci est simplement le résultat, parfaitement prévisible, d’une non-réponse politique à un problème de fond. Le capitalisme est de plus en plus violent envers les travailleurs, travailleuses et privé·e·s d’emplois. Il exploite tout en dilapidant les ressources de l’État pour offrir des cadeaux aux grandes entreprises. Notre Sécurité Sociale, qui est le bien des travailleurs et travailleuses, est une fois encore attaquée dans le budget proposé par le gouvernement. Elle est bien là, la source de la violence initiale qui pousse à ne plus vouloir se laisser faire. Provoquée tant par les silences méprisants que par des réponses des plus condescendantes comme « on va dialoguer », alors que tous les corps intermédiaires font ce travail depuis trop longtemps tout en alertant, en vain, du bouillonnement social de fond. Lorsque les options de dialogue, depuis les urnes jusqu’aux pétitions, sont niées ou ignorées, il n’est pas surprenant que les revendications s’expriment dans la rue, d’autant plus violentes qu’elles auront été tues.
Les étudiant·e·s demandent des moyens pour étudier. Les salarié·e·s demandent des augmentations de salaires. Les services publics sont à l’abandon. Le prix de l’essence n’est pas bloqué alors que Total s’engraisse. La liste pourrait être très longue… La conséquence ne peut être qu’une explosion sociale.
La réponse du gouvernement : rien sur les revendications, la répression grandit, tandis que les commerçants se voient octroyer des aides de l’État. Leur “camp” est clairement choisi.
Alors, nous alertons solennellement : cette violence de l’État dans la non-réponse politique ne peut que aboutir à des exactions encore plus dures. Ce qui est plus que souhaitable d’éviter.
Il nous faut exiger des réponses politiques aux revendications plus que légitimes en étant mobilisé·e·s par le nombre.
Nous appelons donc l’ensemble des salarié·e·s de Smile France à se mobiliser massivement par la grève et la manifestation jeudi 5 novembre 2026 afin de démontrer un rapport de force par la masse et non pas par des actions marginales qui, nous le rappelons ne sont pas les méthodes d’action de la CGT.
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