Fin des négociations salariales, ça donne quoi ?

Pour faire simple

Il n’y a pas vraiment eu de négociation, puisque la Direction a refusé en bloc les propositions de l’intersyndicale CGT Smile et Specis UNSA, par pur idéologie.

Il ne faudrait tout de même pas valider des améliorations sous prétexte que ça vient d’un syndicat… hum ?

Ce qu'il s'est passé

L'année précédente

Après une négociation aussi infructueuse que cette année, la Direction avait fait une proposition à 2%, puis une contre-proposition à 2,6% sans vraiment discuter.

En vérité, les 2,6% étaient déjà prévus puisqu’ils avaient prévu de maintenir ce chiffre, que nous signons ou pas.

Bon, à ce stade on se demande ce qu’on négocie…

Rappel de nos propositions

Après un travail intersyndical avec l’UNSA nous avons proposé ces revendications :

  • Augmentation collective: La CGT Smile et le Specis-UNSA demandent à ce qu’une augmentation collective de 1000€ soit mise en place pour chaque salarié·e peu importe son poste.
  • Augmentation individuelle: Afin de ne plus voir partir les qualifications, la CGT Smile et le Specis-UNSA préconisent une augmentation sur une base de 3% de la masse salariale hors
    augmentations collectives.
  • Forfait mobilité durable (vélo, covoiturage…) : La CGT Smile et le Specis-UNSA proposent d’appliquer cette indemnité kilométrique à vélo de 25 centimes du kilomètre.
  • Le calcul de la prime de participation: La CGT Smile et le Specis-UNSA proposent un accord de participation dérogatoire privilégiant le résultat net comptable de l’entreprise comme base de calcul plutôt que le résultat fiscal.
  • Répartition de la prime de participation: La CGT Smile et le Specis-UNSA proposent que seul le critère de la présence soit pris en compte, et que le résultat soit réparti uniformément entre les salarié·es.
  • Paie sur 12 mois: La CGT Smile et le Specis-UNSA souhaitent l’application de la paie sur 12 mois.
  • Ticket Restaurant: La CGT Smile et le Specis-UNSA proposent donc une augmentation des Tickets Restaurant à 9€ ainsi que la part patronale à 60%.

Les premières réunions

Dès le départ la Direction annonce la couleur sans même avoir lu nos revendications : Il n’y aura pas d’augmentations collectives.

On en attendait pas moins d’une entreprise capitaliste ayant pour seul horizon la méritocratie et ses illusions.

Sauf que pour nous, cette augmentation collective devait servir à compenser l’inflation, afin que chaque personne ne voit pas son salaire baisser au gré de l’évolution économique. Ce qui ne serait pas très méritocratique…

Sinon pour le reste et c’est là que c’est fort : pas d’arguments valables, voire parfois pas d’argument du tout !

Un refus idéologique en toute tranquillité.

Comment ça se termine

La Direction nous envoie un document de proposition d’accord comprenant :

  • Augmentation de 2%.
  • Prolongation de la majoration des rachat de RTT.

Bons joueurs que nous sommes, nous nous plions à faire une contre proposition, qui était :

  • Augmentation à 4% (qui n’est pas plus ce qu’il y a été appliqué il y a quelques années, voir article)
  • Possibilité de baisser ce 4%, si la direction accepte d’autres revendications.

Réponse de la Direction:

  • Pas un mot sur notre proposition.
  • Un nouvel accord dans notre boite à lettre avec un petit 2,5% !

Conclusion

Il nous est impossible de signer un accord avec une augmentation aussi basse (inférieur à l’inflation…) et avec une ignorance des demandes faites par les syndicats représentatifs.

Certaines des propositions ne coûtaient même pas d’argent comme le passage de la paie sur 12 mois, chose discutée en 2019 !

Pour tout cela, nous arguons que la Direction tient une position idéologique. Il est inenvisageable pour eux de donner du crédit aux syndicats, même le Specis-UNSA (qui a plus une réputation de dialogue). Mais en faisant cela, ils ne donnent pas non plus de crédit à ses salarié·es. Nous le déplorons.

Nous attendons tout de même qu’elle agisse comme l’année précédente, à savoir maintenir le pourcentage final à 2,5%, malgré notre désaccord.

Nous ne voudrions pas voir nos collègues déçus et avoir envie de partir ailleurs.

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